Toujours trop... excessive, passionnée

 

Toujours trop... excessive, passionnée. Je suis née le 05 novembre 1952 à Etréchy, petite ville de la région parisienne, d'un père électricien et d'une mère au foyer. Cadette de trois enfants, je suis mariée (deux fois avec le même homme). J'ai un garçon, une fille, et quatre petits fils. 
De formation bac G2, je suis comptable, actuellement responsable de la gestion fiancière d'un IME (Intitut Médico Educatif pour enfants handicapés moyens et profonds) dans un établissement de la Croix Rouge Française. Je dis "actuellement " car j'ai pas mal bougé dans ma vie professionnelle. J'aime participer à la mise en route d'un système mais le train train m'ennuie assez rapidement. Eh oui comptable. J'étais bonne en maths mais surtout en géométrie. Mes profs pensaient pour moi plutôt un truc comme architecte, mais à l'époque il y avait très peu de femmes dans ce secteur, (ni dans les autres d'ailleurs). Conséquenses, mon père m'a dit :" on peut te payer tes études mais après il faut absoluement que tu sois autonome parce qu'on ne sera pas toujours là". Le choix a été vite fait. Je tenais à mon indépendance.
J'ai eu envie de créer ce site pour réunir quelques unes des peintures que j'ai réalisées, le plus souvent pour offrir à des amis ou la famille. Il y a peu de temps , en fait, que j'ai pensé à les prendre en photo. C'est pourquoi il n'y en a pas beaucoup ici sur les années antérieures. Je vais donc maintenant les mettre systématiquement sur ce site tout en essayant de retrouver des traces sur le passé. Cela me permettra ainsi de mieux mesurer mon évolution et les influences que j'ai pu avoir au fil des ans.
 

 

J'ai passé toute mon enfance auprès de mon grand père maternel qui jouait de la trompette d'harmonie dans un registre classique. Je me souviens qu'il aimait dessiner des jardins à la française pour les réaliser ensuite. Je tiens certainement de lui ce goût pour l'art. 
Enfant, l'expression du regard des gens me fascinait. Je dessinais inlassablement les visages sur les romans photos que ma mère achetait chaque semaine. De temps en temps, j'utilisais des techniques à la gouache avec du grillage de tamis ou même des cubes de pommes de terre.
Allez donc savoir pourquoi ma famille c'est mis dans la tête que je pouvais passer à la peinture à l'huile sur toile. Mais le fait est que, pour le Noël de mes douze ans, ils se sont tous cotisés pour m'acheter la panoplie du parfait petit peintre (un chevalet, trois toiles, une valise complète de tubes de peinture à l'huile, du siccatif, etc...). Je ne m'y attendais pas du tout. J'étais très impressionnée par les dépenses qu'ils avaient engagées pour quelque chose qui n'était même pas utile (à cette époque cela représentait une petite fortune et ils n'avaient pas de grands moyens).
Du coup, je me suis sentie investie d'une mission : leur en donner pour leur argent. Je me suis rapidement prise de passion pour ce nouvel outil et, bien que je me tourne maintenant parfois vers l'acrylique, surtout pour des supports tels que le plâtre ou le bois, je reviens toujours vers la peinture à l'huile qui me donne plus de satisfaction pour m'exprimer.
 
 
 
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, jégrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon frant, comme un vin de vigueur ;
Où rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur.
                                                                                               Arthur Rimbauld
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